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Le Dauphiné Libéré – Charmilles

Le Dauphiné Libéré s’intéresse à mes ateliers à l’école des Charmilles. Ce n’est pas moins de 7 épisodes qui vont être écrits chaque semaine jusqu’aux vacances de Noël 2014 !!! Cliquez sur le lien ou rendez-vous sur la page « Livre d’Or »

De l’inconscient à la conscience

Homme enfant 11-14

« Bien caché, à l’ombre de l’adulte que nous sommes devenus, vit l’enfant intérieur. Il a l’âge de notre blessure fondamentale. Lorsque cette blessure est activée, nos réactions sont celles d’un enfant de cet âge… C’est en allant à sa rencontre, en l’accueillant, en l’aimant, en lui donnant confiance et en le rassurant que nous l’aiderons à grandir. Et c’est en l’aidant à grandir que nous pourrons guérir cette blessure fondamentale. » (Lise Côté)

L’Art-Thérapie vue par les neurosciences

Pourquoi « dans certain cas, le verbal ne suffit pas à traiter l’intégralité des symptômes » ?

Pourquoi « dessiner les cauchemars ne retraumatise pas le patient, à l’inverse du langage écrit » ?

 

Cet article a été rédigé par l’Acfas : Mai 2014 | Numéro Spécial – 82e Congrès par Rébecca Barbier, Journaliste

Au Québec, le titre d’art-thérapeute n’est toujours pas protégé et reconnu. Cependant, les avancées récentes des neurosciences pourraient radicalement changer la donne.

 [Colloque 606 – Art, créativité et mieux-être : avancées et défis de la recherche en thérapies par les arts – 12 et 13 mai]

Ils ont souvent un usage limité de la langue parlée en raison de leur âge, de leur ethnie, de leur diversité culturelle, d’incapacité physique ou mentale (autisme, Alzheimer…), ou lorsqu’ils doivent faire face à des émotions intenses, (abus sexuels, stress post-traumatique, cancer….). Tel est le genre de patients souvent pris en charge par un art-thérapeute.

L’art-thérapie en question

L’art-thérapie consiste à évaluer, aux moyens de différentes formes artistiques (arts visuels, musique, théâtre, etc.), le fonctionnement psychologique, et à effectuer des plans d’intervention et de traitements. L’objectif étant de rétablir la santé mentale mais aussi la créativité.

Cette discipline existe officiellement depuis les années 1930 même si elle n’est pas très répandue en Europe. Dans la majorité des pays anglo-saxons, l’art-thérapie est une profession régulée par l’État. À Montréal, elle a été intégrée et développée par Marie Revai dans les années 1960. Toutefois, au Québec, le titre d’art-thérapeute n’est toujours pas protégé et reconnu.

Cependant, les avancées récentes des neurosciences pourraient radicalement changer la donne. Car la mise en évidence des processus implicite et explicite du cerveau apporte des arguments aux arts-thérapeutes, et notamment à Johanne Hamel, professeure en art-thérapie spécialisée en arts visuels à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, pour expliquer scientifiquement ce qu’ils ont pratiqué intuitivement.

L’implicite et explicite

Les chercheurs ont longtemps divisé le cerveau en deux structures distinctes : les hémisphères gauche et droit. À chacune de ces parties, des tâches spécifiques étaient attribuées : la logique, la parole, l’intellect, l’analytique et l’écriture pour le cerveau gauche. Et pour le droit, l’artistique, le spirituel, l’émotif, l’intuitif et le symbolique.

Aujourd’hui, on conçoit davantage le cerveau en termes de systèmes interconnectés. Dans l’exécution d’une tâche particulière, les deux hémisphères sont sollicités à des degrés divers. Le gauche correspond à un mode dit explicite, auquel on associe le rationnel, le conscient, le verbal. Le mode de l’hémisphère droit est implicite, et se réfère à l’expérientiel, l’inconscient, le non verbal.

En voie de reconnaissance…

Les recherches actuelles en neurosciences démontrent que les souvenirs traumatisants restent bloqués dans les régions inconscientes du cerveau : dans certain cas, le verbal ne suffit pas à traiter l’intégralité des symptômes et le recours au mode implicite devient une nécessité.

De fait, les art-thérapeutes sont les seuls à accéder à ce mode : ce qui ne peut-être dit peut être explicité de façon non-verbale au travers du dessin ou de la peinture. Par exemple, une expérience réalisée dans les années 1990 confirme l’hypothèse selon laquelle dessiner les cauchemars ne retraumatise pas le patient, à l’inverse du langage écrit.

Pour les art-thérapeutes, la discipline a reçu des validations scientifiques. En revanche, l’Office des professions du Québec ne reconnaît pas cette pratique comme étant d’ordre psychothérapeutique. Un point sur lequel Johanne Hamel et un Comité de l’Association des art-thérapeutes du Québec se proposent d’entrer en pourparlers avec l’Office des professions du Québec dès que possible.

Source :

  • Hamel, J. (2008) Cours de deuxième cycle, L’art comme médecine, Département des sciences du développement humain et social, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Art thérapie, le seul….

Commentaire soumis par Nicole Anne Cloutier, psychologue le 15 mai 2014 – 20:36 :

Ce n’est pas en émettant des écrits comme ceux-là que l’art-thérapie obtiendra ses titres de noblesse…Dire que l’art-thérapie est le SEUL qui s’adresse à l’interconnexion entre les deux cerveaux gauche et droit…c’est forcément faux et exagéré. D’autant plus que les dernières recherches en psycho-neurologie ou en neuro-science viennent de détruire le mythe des deux cerveaux, l’un consacré soi-disant au rationnel et l’autre à la créativité etc… C’est pas fort! Et, je suppose que la journaliste n’a pas encore entendu parler de Freud….pour remonter à Mathusalem. Même si Freud pratiquait des thérapies verbales, c’est le non-verbal ou l’inconscient auquel il s’adressait et qui lui permettait d’émettre certains commentaires sur le fonctionnement psychologique d’un patient. Encore une fois, séparer les deux est fallacieux. J’apprécie énormément l’art thérapie que beaucoup, beaucoup de psychologues utilisent au Québec (le Québec n’est pas la France) C’est une approche formidable, un outil précieux mais ce n’est pas une panacée pour expliquer le fonctionnement psychologique d’une personne…Ça prend de la psychologie pour expliquer le fonctionnement psychologique d’une personne…il me semble.

Nicole Anne Cloutier, psychologue

 

L’art-thérapie vue par les neurosciences | Acfas | magazine Découvrir | mai 2014

See on Scoop.itart-thérapie

Entretien avec Johanne Hamel, professeur en art-thérapie, UQAT

 

JouerLeJeuTherapeutique‘s insight:

Article passionnant sur l’Art-Thérapie vue par les neurosciences : Pourquoi le verbal ne suffit pas traiter l’intégralité des symptômes ? Pourquoi dessiner les cauchemars ne retraumatise pas le patient, à l’inverse du langage écrit ?

See on www.acfas.ca

Règles des 3-6-9-12

Que signifie la règle « 3-6-9-12 » proposée par Serge Tisseron, Docteur en Psychologie, Psychiatre et Psychanalyste et relayée par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) ?

1. Pas d’écran avant 3 ans, ou tout au moins les éviter le plus possible Parce que de nombreux travaux montrent que l’enfant de moins de trois ans ne gagne rien à la fréquentation des écrans.

2. Pas de console de jeu portable avant 6 ans. Aussitôt que les jeux numériques sont introduits dans la vie de l’enfant, ils accaparent toute son attention, et cela se fait évidemment aux dépens de ses autres activités. En outre, avant que l’enfant ne sache lire, les seuls jeux possibles sont sensori moteurs et basés sur la stéréotypie motrice.

3. Pas d’Internet avant 9 ans, et Internet accompagné jusqu’à l’entrée en collège L’accompagnement des parents sur Internet n’est pas seulement destiné à éviter que l’enfant y soit confronté à des images difficilement supportables. Il doit lui permettre d’intégrer trois règles essentielles : tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public, tout ce que l’on y met y restera éternellement et tout ce que l’on y trouve est sujet à caution parce qu’il est impossible de savoir si c’est vrai ou si c’est faux.

4. Internet seul à partir de 12 ans, avec prudence. Là encore, un accompagnement des parents est nécessaire. Il faut définir avec l’enfant des règles d’usage, convenir d’horaires prédéfinis de navigation, mettre en place un contrôle parental…

5. Une règle nécessaire, mais pas suffisante

Enfin, si la règle « 3-6-9-12 » est nécessaire, elle n’est pas suffisante à elle seule. Cadrer le temps d’écran, et cela à tout âge, est essentiel. Entre 3 et 5 ans notamment, les enfants n’ont rien à gagner à passer plus d’une heure par jour devant un écran. Par ailleurs, ils doivent bénéficier d’une éducation qui leur permette de comprendre les conditions de production des divers médias et leurs modèles économiques. C’est le rôle de l’institution scolaire de les leur donner. Les écrans doivent être encadrés dès l’enfance et l’enfant éduqué aux médias.
La règle « 3-6-9-12 » est une pièce majeure de ce dispositif, mais une pièce seulement ».

Serge TISSERON le 22 janvier 2012 :
« Les écrans sont d’extraordinaires supports de divertissement et d’éducation… mais à condition de les découvrir au bon moment et dans de bonnes conditions. C’est pourquoi j’ai proposé en 2008 la règle « 3-6-9-12 » pour guider les parents sur ce chemin. Or depuis 2011, cette règle est relayée par l’AFPA qui la diffuse largement. Mais qu’est-ce que l’AFPA ? Une association nationale française regroupant plus de 1600 pédiatres, soit plus de 60 % des pédiatres d’exercice ambulatoire (médecine de l’enfant en dehors de l’hôpital : pédiatres libéraux et pédiatres travaillant en Protection Maternelle Infantile ou en institutions). Elle est engagée dans le Collège National De la Pédiatrie (CNDP) aux côtés de six autres communautés pédiatriques. Ses différentes missions visent à développer les actions de formation continue, élaborer une réflexion sur les programmes et les moyens de cette formation, promouvoir la recherche médicale dans le domaine de la Pédiatrie Ambulatoire, réaliser des actions et des programmes de pédiatrie humanitaire. Elle sert de lien entre la pédiatrie ambulatoire (pédiatrie de ville) et les autres modes d’exercice de la pédiatrie, favorise la collaboration avec les sociétés étrangères de pédiatrie ambulatoire et représente les pédiatres de ville dans les sociétés savantes, auprès des organismes de formation continue et de recherche, et auprès des autorités administratives.

C’est donc une étape importante dans notre effort de sensibiliser les parents à la nécessité de prévenir les abus et les mésusages des écrans.

Lien vers les recommandations complètes de l’AFPA : www.anpaa.asso.fr/lanpaa/actualites

Les 2 loups

art-thérapieUn vieil indien explique à son petit-fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.
« Le premier est lumineux. Il représente la sérénité, l’amour, la gentillesse.
Il est la joie, la paix, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la vérité.
« Le second est ténébreux. Il représente la peur, l’avidité, la haine. 
Il est la colère, l’envie, l’arrogance, la culpabilité,  la supériorité, le mensonge. »
Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : « Quel est le loup qui gagne ? » 
Le grand-père sourit et lui répond : « Celui que tu nourris. »

Conte traditionnel Cherokee